Sotchi
et Poutine à la noce, l'histoire secrète des Jeux Olympiques
par Israël Adam Shamir
adam@israelshamir.net
Le président russe est en train de se comporter comme un jeune marié qui fête
ses noces au milieu d'une rixe de gangsters: il essaie de se concentrer sur sa
fiancée et d'oublier les balles qui sifflent, mais il a de plus en plus de mal.
La fête, ce sont les Jeux olympiques, un événement sportif, qui le mobilisent
entièrement; pendant ce temps-là, ça tire de tous les côtés, et c'est lui qui
est visé. En Ukraine, une confrontation entre un gouvernement faible et des pro-occidentaux
radicaux menace de réduire à néant ses réussites antérieures.
Le rouble est sous pression et perd de sa valeur, malgré les prix stables du
pétrole. En Syrie, les US et la France mijotent une nouvelle offensive, et ont
bien l'intention de faire porter le chapeau à la Russie pour l'échec des
négociations de Genève. Et même ses Jeux sont l'objet
d'attaques en règle de la part de la machinerie puissante des médias, à
l'échelle internationale. Malgré tout ce tapage, il ne
décolle pas des compétitions sportives. S'agit-il d'une obsession délirante,
comme Néron jouant du violon tandis que Rome brûlait, ou est-ce que Poutine est
en train de jouer olympiquement une partie de poker? Est-ce qu'il sait ce qu'il
fait?
Pourquoi ces jeux de Sotchi?
Poutine a misé gros sur les Jeux olympiques. Pour le dirigeant du grand et riche
pays qui a été le premier à envoyer un homme dans l'espace, qui a un arsenal de
bombes nucléaires suffisant pour en finir avec l'humanité, voilà un bien étrange
château en Espagne. Je ne suis pas un fan de sports, je n'ai jamais regardé une
seule épreuve olympique. Je ne parvenais pas à comprendre ce que voulait Poutine
jusqu'au moment où la cérémonie d'ouverture m'a permis de saisir son
raisonnement. Poutine a essayé de lancer une nouvelle image de la Russie, et
même de réinventer la Russie, comme Pierre-le-Grand, tout simplement, et il
s'est servi des Jeux pour faire passer ce message.
L'image dominante de la Russie et des Russes n'était pas flatteuse: goulag et
moujiks avec des chapeaux bizarres, comme dans le film Armageddon, la maffia,
les nouveaux riches, des brutes dans des arrière-cours sordides. Poutine voulait
se débarrasser de cette veille image crasseuse, vestige de la Guerre froide, et
des années difficiles qui avaient suivi l'effondrement soviétique. C'est
Constantine Ernst qui a mis en scène la cérémonie d'ouverture. Il y a présenté
la Russie comme faisant partie du Premier monde; un pays ahurissant, aux
traditions européennes solides, le pays de TolstoÏ et de Malévitch, de
Tchaikovski et de Diaghilev, terre des arts, des réformes sociales audacieuses,
des prouesses technologiques, de la modernité et plus encore. C'est là la Russie
russe, qui n'est ni une Union Soviétique multi-ethnique, ni un bazar de poupées
russes pour touristes, mais la Russie d'une Natacha Rostov aux commandes d'un
hélico Sikorsky.
Pour la première fois de l'ère post-soviétique, ce show intégrait la Russie de
Tolstoï, ses nobles dansant le quadrille avec les artistes révolutionnaires
d'avant-garde et ses ouvriers bolcheviks; c'était l'harmonisation des deux
étapes antérieures de l'histoire russe, soviétique et pré-soviétique. Et alors,
direz-vous, pourquoi pas? Mais c'était en fait un gros problème que la Russie
n'était pas arrivée à régler jusque là: les uns démonisaient le temps des
soviets et glorifiaient le tsar, tandis que les autres faisaient exactement le
contraire, mais il n'y avait pas moyen de tempérer tout cela. Poutine, en
producteur suprême, a choisi le chic contre le glauque, à l'image de la Russie
de ses rêves, membre à part entière du Premier monde, amie avec l'Europe,
héritière de sa révolution rouge et de sa tradition blanche, enfin un grand pays
dans toutes ses dimensions.
Cette vision, à l'opposé de la facette soviétique, est celle d'un pays
conservateur-tolérant, d'un partenaire et concurrent de l'Angleterre, de la
France, de l'Allemagne, qui joue dans le même camp que les grands pays
occidentaux. Il ne veut pas dominer le monde, il cherche à se positionner
honorablement, comme la Russie dans les années 1880. Malheureusement le monde a
bien changé depuis lors: la suprématie à laquelle prétendent les US sur le monde
entier est un cadre qui ne laisse à la Russie qu'une position modeste. Poutine
le comprend, et tente de nouer des liens plus étroits avec d'autres grandes
puissances qui ne s'accommodent pas d'un monde unipolaire. Par le grand
spectacle des Jeux, il a voulu montrer que ses ambitions ne sont pas démesurées:
il veut simplement que les intérêts de la Russie soient pris en compte et
respectés.
Il s'agit d 'une entreprise qui a coûté fort cher. Les sources occidentales
estiment le coût des J.O à quelque cinquante milliards de dollars. Cette somme
représente cependant un investissement massif dans la région de Sotchi, destiné
à y rester. Je n'aime pas beaucoup Sotchi, cela ressemblait à une Atlantic City
sur le déclin, morne et miteuse. Désormais c'est une station touristique de
première classe, et les Russes ont besoin de lieux de ce genre, qui les dispense
d'aller passer leur temps libre sur la Côte d'Azur. C'est un beau jouet pour
gosses de riches, mais la Russie est un pays riche, et comme une riche femme
mûre, elle a décidé de se débarrasser de son vieux manteau et de s'offrir un
nouveau vison, de changer de coiffure, de peau, enfin la totale.
Les JO proprement dits auront coûté environ quinze milliards, une somme énorme à
débourser, certes, qui n'aura pas été investie en bons du trésor US comme à
l'accoutumée. Mais ils ont été vus par trois milliards de personnes, et pour
cinq dollars par tête de pipe c'était une dépense raisonnable.
Le show inaugural nous permet de prendre conscience d'une certaine qualité
propre aux Russes: ils n'arrivent pas à travailler sur la durée, dans la qualité
et l'entêtement, comme les Allemands ou les Japonais. Ils seraient plutôt portés
sur l'effort suprême pour se dépasser, pour battre des records artistiques,
avant de retomber dans la somnolence. Ils sont capables de tout, mais, à
condition de le vouloir. Ames artistiques s'il en est, ils ne font pas souvent
preuve de volonté. Mais quand ils en veulent, ils font des miracles.
Les adversaires de la Russie ont compris la raison de ce changement d'image, et
ont tout fait pour le saboter.
Les JO dans le collimateur
Les Russes ne se vexent pas facilement, contrairement à mes compatriotes
israéliens, qui sont extrêmement sourcilleux, voyant des conspirations et de
l'antisémitisme partout. Les Russes, confiants et décontractés, ne sont pas
comme ça, ils n'ont jamais l'impression d'être haïs pour ce qu'ils sont, et de
fait l'invention du terme "russophobie" n'a jamais pris chez eux, si ce n'est
dans la blogosphère des plus délirants des nationalistes. C'est une bonne chose,
car s'ils étaient plus chatouilleux, ils auraient été fous de rage, de toutes
les attaques lancées contre leurs JO.
L'offensive s'est faite en trois vagues d'assaut. La première, la campagne des
activistes du gender, pour boycotter les Jeux. C'est l'acteur Stephen Fry qui
l'a lancée, "en tant que juif et homosexuel", a-t-il dit. Ce délicieux artiste a
été le premier à implanter dans le public un lien entre les jeux de Sotchi et
ceux de Berlin en 1936, avec des phrases du genre "les Russes traitent les gays
comme les Nazis, rappelez-vous l'Holocauste". Mais cette blague ne s'adressait
pas aux juifs, peut-être parce que peu de temps auparavant, Stephen Fry avait
suscité l'indignation du monde juif en déclarant à la télévision que les juifs
avaient attiré plus de malheurs sur l'humanité que n'importe quel autre groupe
de gens. Il ne s'adressait pas aux gays raisonnables non plus, parce que le
trait grossier ne ressemblait guère à la réalité: la Russie ne criminalise
nullement les rapports sodomites comme le Qatar, qui est candidat à
l'organisation de prochains JO avec l'entier soutien des US et de l'Angleterre.
D'ailleurs, ces démons de nazis (l'étalon en matière d'horreur politique)
n'étaient pas tous si anti-gay, malgré ce que les militants professent désormais.
Les Bolcheviks russes des années trente, avec Maxime Gorki entre autres,
percevaient la mouvance nazi comme franchement invertie, et c'était une des
raisons du penchant vivement anti-gay à l'époque soviétique. Perception qui ne
manquait pas de fondement, d'ailleurs. Hitler s'était hissé jusqu'au pouvoir sur
les épaules de Ernst Rohm, dirigeant des Einsatzkommandos, une milice forte d'un
million de nazis dont les dirigeants étaient liés par l'amour réciproque autant
que par les champs de bataille. L'assassinat de Rohm pendant la Nuit des longs
couteaux relevait de motivations homoérotiques, prétendaient les contemporains.
Après la défection de Rohm, le gay et fier de l'être
Baldur von Schirach prit la tête de son organisation de jeunes, la
Hitler-Jugend, tandis que le non moins gay et fier de l'être Hans Frank régnait
sur la Pologne occupée. Les gays s'en sortaient très
bien dans le Troisième Reich, dans la mesure où ils gardaient une certaine
prudence sur le sujet, merci pour eux.
La rengaine des droits des gays en Russie reste en travers de la gorge des
Russes: les Américains ont envoyé une délégation à Sotchi entièrement composée
de supporteurs de l'homoérotisme, en espérant exaspérer Poutine, mais le feu n'a
pas pris, ils en ont été pour leurs frais. La seule manifestation dans ce
domaine à Sotchi a été le fait de certains invités américains qui étaient outrés
par la légalisation du mariage gay dans plusieurs États US. Au final, il n'y a
pas eu de bagarre politique à l'occasion des JO de Sotchi, aucun attentat
terroriste n'a assombri les épreuves, et le Département d'État a dû faire appel
aux Pussy Riots récemment libérées pour avoir quelque chose à monter en épingle:
elles avaient été modérément rossées par des Cosaques après une mise en scène
montée par leurs propres troupes. Leur escorte de huit
hommes ne les avait nullement protégées, se bornant à se rincer l'oeil, sans
interférer dans la raclée.
On a eu ensuite les récits de cauchemar sur les
doubles toilettes de Sotchi. Malgré le fait que photos et légendes s'étaient
avérées truquées aussitôt qu'elles étaient sorties, elles avaient eu quelque
impact. Un journaliste autrichien prenait une photo d'une mauvaise route à
Vienne et la touitait en tant que #Sotchi Raté#. CNN se
procurait la photo et elle se retouitait 477 fois. Puis le journaliste admit
qu'il avait été trop rapide, mais cela ne se retouita que quatre fois, ce qui
prouve qu'il s'agissait bien d'une campagne organisée pour discréditer et Sotchi
et les JO.
On a vu quelques étonnants incidents bien ficelés lors de la cérémonie
d'ouverture: les spectateurs, dans le stade, et sur les écrans de la télévision
russe, voyaient bien le président ukrainien dans sa tribune, brandissant le
drapeau ukrainien au passage des sportifs de son pays, mais aux USA, on n'a vu
qu'une place vide, et on n'a pas montré la section évoquant la période
soviétique, très probablement coupée parce qu'elle ne mentionnait point le
goulag.
Puis vint toute une série d'articles détaillés. En voici un exemple, par Dominic
Sandbrook. Avec son titre complet tout est dit: "les JO du gangster: en faisant
le jeu du régime meurtrier et corrompu de Poutine, le mouvement olympique se met
à la merci du pire à venir, souvenons-nous d'Hitler". C'était une fatwa, un cri
de guerre, un appel au bain de sang, et ça venait d'un professeur britannique
issu d'Oxford et de Cambridge. Il est un tout petit
peu à droite de Gengis Khan, ses séries sur la Guerre froide ne comportent
aucune référence aux manigances occidentales pour l'anéantissement nucléaire de
la Russie soviétique. Et le Daily Mail est un journal parmi d'autres. Et voici
encore un exemple: "Le relent de Sotchi", titre le Daily Beast, journal correct
[lié à Newsweek Magazine], où Poutine est décrit en dictateur sanglant et les JO
en termes de collusion.
On pourrait débattre de chaque point de la liste des accusations dont on accable
Poutine, en valider certains, d'autres moins. Je ne le
ferai pas. Je viens de passer trois ans en Russie. Ce
n'est pas le point le plus confortable du globe, mais ce n'est pas l'enfer non
plus. Le climat est rude mais pas toujours, il y a du verglas, de la neige, du
givre et de la gadoue à un niveau dont les Canadiens ou les Scandinaves n'ont
pas idée. C'est Belzébuth qui organise en personne les embouteillages de Moscou.
Et je vous jure que la bureaucratie, dans ce pays, peut terrasser un visiteur,
avec une profusion d'épreuves à surmonter, parfaitement inutiles, mais qui ont
toutes contribué à forger l'indomptable esprit russe. Je n'en démordrai pas!
Mais seule une personne qui a perdu tout sens des réalités pourrait labelliser
le gouvernement conservateur-tolérant de Poutine en termes de "régime meurtrier
et corrompu d'un gangster", alors qu'il n'a fait exécuter personne, qu'il a été
élu en toute légalité et n'a pas encore réprimé la moindre manifestation
autorisée. Et malgré tout, les journaux russes évoquent si souvent sa "dictature
sanglante" que cela ne choque plus personne, et ils ne perdent ni leurs
subventions, ni leur audience. Le président adore se voir critiquer. Les
journalistes en tête de l'éreintement sont personnellement reçus par Poutine,
tels Masha Gessen ou Alexei Venediktov et ont un accès au Kremlin dont ne rêvent
même pas certains de ses admirateurs.
Vladimir Poutine est un homme puissant, qui en douterait, mais ces dernières
années, il n'a fait preuve d'usage arbitraire de son autorité qu'une seule fois.
Un banquier très fortuné, avec des contacts dans les milieux du crime organisé,
se considéra molesté lorsque sa limousine fut doublée sur une route étroite par
une vieille guimbarde. Son escorte fit arrêter l'offenseur et le rossa. Il
s'avéra que le jeune homme bastonné était un ami de la fille de Poutine. Le
lendemain, la banque du rosseur subissait un contrôle fiscal, de multiples
preuves d'illégalités étaient découvertes (toutes authentiques) et le hautain
gaillard, en faillite, comparut en justice. Personne à Moscou ne le regretta.
Vous pourriez dire que ses crimes auraient pu être découverts bien plus tôt,
mais les faits sont là: Poutine est débonnaire même avec les escrocs, tant
qu'ils ne poussent pas trop loin le bouchon. Il pourrait être bien plus strict
et répressif, et son peuple lui en serait reconnaissant, parce qu'il est
vraiment populaire, mais ce n'est pas un tyran.
La campagne déchaînée contre lui ne permet pas de douter que nous avons affaire
à une campagne pour cibler la Russie et son président de façon délibérée,
parfaitement artificielle, orchestrée et conçue en haut lieu. Mais dans quel
but? Si des matches en Israël donnaient lieu à un éreintage semblable, nous en
conclurions que les instigateurs d'une telle campagne sont de vils antisémites.
Nous pourrions nous resservir de la formule du président Bush, décrétant : "ce
qu'ils haïssent, c'est notre liberté", comme explication pour le 11 septembre.
Or il y a une explication bien spécifique.
La machinerie occidentale de propagande unifiée, celle des célèbres Maîtres du
Discours (voir "La bataille du discours", titre en vente sur plumenclume.org,
amazon.com, kontrekulture.fr etc) est capable de démoniser ses victimes en
puissance bien mieux que le mécanisme antédiluvien dont se servait Goebbels, ne
serait-ce que parce qu'elle pénètre jusqu'au dernier recoin de la planète. Elle
a son centre à Londres et à New York, et ses branches opèrent en France, en
Allemagne, et même en Russie. Elle est complètement intégrée aux réseaux sociaux.
Si vous ne faites pas confiance (à raison) aux médias officiels et que vous vous
tournez vers internet, vous y retrouverez le même message, copié, recopié,
retouité des milliers de fois par d'obéissants robots.
La machine se met en branle quand ses propriétaires veulent obtenir quelque
chose de leur victime. Par exemple, Mouammar Kadhafi était le meilleur ami de
Paris, Londres et Washington. Mais il fit un écart, une fois, lorsque Goldman
Sachs perdit 98% de ses investissements en Libye. Et Kadhafi eut le mauvais goût
de rouspéter. Après quoi, il paya sa mauvaise humeur comme on sait. Il a été
outrageusement démonisé, puis l'OTAN a bombardé la Libye et détruit ce pays
florissant. Il manquait cinquante milliards de dollars, les fonds souverains de
la Libye qui avaient été investis dans des banques occidentales... (Voir http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Analysesterrorisme/libye-goldman-sachs.html)
Voilà pourquoi la campagne contre Sotchi est si inquiétante. Que veulent donc
les propriétaires des médias mainstream internationaux de la Russie et de
Poutine? Qu'il épouse le président Obama? Qu'il renonce à
son Fonds de stabilisation en faveur de Goldman Sachs? Qu'il vende du pétrole et
du gaz en échange de bons du Trésor US? Ou bien, si
l'on se tourne vers les affaires urgentes, qu'il livre l'Ukraine aux néo-nazis
et la Syrie à Al Quaida? En, tout cas, cela n'a rien à voir avec le sport, on
l'aura compris. Il s'agit d'un enjeu différent, et de
jeux bien plus dangereux.
Après cette série d'épreuves et de dépenses, Poutine voudrait bien souffler un
peu, et jouir de la gloire. Mais hélas, il ne pourra pas s'offrir ce luxe, ce
genre de choses ne s'achète pas. Au beau milieu des JO, les émeutes ont éclaté à
Kiev, comme je le commenterai dans la deuxième partie de ce reportage, et le
Wall Street Journal a appelé les sportifs US à quitter Sotchi sur le champ.
[Note, par un lecteur:
La raison pour laquelle les médias occidentaux sponsorisés étaient si préoccupés
par les ressources russes investies dans le développement de projets
d'infrastructures nationales et de soft-power à l'échelle internationale est
tout-à-fait transparente. Depuis 2010, la Russie a progressivement réduit sa
part dans les avoirs du Trésor US (de 176 milliards de dollars en octobre 2010 à
moins de 140 milliards en novembre 2013), et projette de faire mieux encore.
C'est exactement la différence, une somme qui était
aspirée de façon routinière dans le trou sans fond des dépôts à Wall Street, qui
a été investie pour les investissements et les avancées nationales à Sotchi. Un
mélange opaque d'envie, de panique, de mépris, de manque de scrupules de la part
de ceux qui payent les semblables de Dominic Sandbrook, Alex Berenson, Alexander
Gentelev, Regis Gente, Michael Weiss, etc. qui les fait écrire condamner les "Jeux
de Poutine". Le succès de ceux-ci constitue une première réponse écrasante de la
part de la Russie. ]
Traduction: Maria Poumier
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